Sauvons la planète

 

 L’humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s’accordent pour dire qu’il faut agir vite pour éviter une catastrophe planétaire – un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières.

Cette catastrophe d’une ampleur sans précédent, nous serions les premiers responsables : nous seuls pouvons encore l’éviter.

 

Un défi nous est lancé. Sommes-nous prêts à le relever ?

 

La terre s’est déjà réchauffée : +0.6°C en moyenne au cours du dernier siècle !

 

 

L’augmentation progressive de la température est constatée par les météorologues, l’année 2005 étant la plus chaude jamais enregistrée. Ce réchauffement est lié à la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère : +50% entre 1870 et 2004 pour le dioxyde de carbone (CO2)

 

 

Cette augmentation est due au développement des activités humaines (industrie, agriculture, transports…)

 

       

 

Que faut-il faire pour que cela change ?

Nous devons accepter de modifier nos modes de vie, voire de remettre en cause nos modèles de développement économique et industrielle.

 

Qu’est que l’Effet de serre ?

Ce sont les gaz à effet de serre (GES) présents dans l’atmosphère qui piègent les rayons infrarouges émis par la Terre Aujourd’hui, les activités humaines, en particulier la consommation d’énergie, induisent un accroissement de la qualité de l’Effet de serre dans l’atmosphère à l’origine du dérèglement climatique. Les principaux gaz à effet de serre d’origine humaine sont : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O).

 

 

Les glaces témoignent

En analysant les bulles d’air piégées dans la glace, les climatologues peuvent retracer les variations du climat sur des centaines de milliers d’années. Chaque carotte de glace, selon son ancienneté, permet ainsi de retrouver la nature de l’air et la température de l’époque.

Ces données montrent que nous sommes aujourd’hui dans un processus de réchauffement tout à fait inédit

 

Comprendre les impacts des changements climatiques pour mieux les prévenir

Plus on émettra de gaz à effet de serre, plus le réchauffement sera important et rapide, plus les répercussions seront néfastes et plus forte sera la probabilité d’avoir des répercussions à grande échelle.

La température moyenne de la surface du globe pourrait gagner de 1,4 à 5,8°C au cours du XXIe siècle.

On estime que le réchauffement risque de s’accompagner d’une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes : canicules, tempêtes, cyclones.

 

Fontes des glaces

Les glaces de la banquise et de nombreux glaciers (continentaux et montagneux) fondent progressivement, diminuant les surfaces de haute réflectivité solaire et amplifiant ainsi le réchauffement. Un récent rapport de l’Artic climate impact assessment (ACIA) montre une diminution de 10% de la surface de la banquise sur les 30 dernières années. A cette vitesse, et d’ici moins de 100 ans, la calotte glaciaire de l’Arctique pourrait même ne plus exister en été !

 

       

 

La mer monte

Le niveau des océans s’est déjà élevé de 10 à 20 cm depuis 1850. Il pourrait s’élever de 9 à 88 cm d’ici 2100, avec de grandes disparités locales.

Certains deltas, lagunes et régions littorales pourraient être submergés. En France, beaucoup de littoraux seraient dans cette situation. A l’échelle du monde, dans les îles à fleur d’eau et les zones côtières de faible altitude, 250 millions de personnes seraient affectées par les inondations.

 

Pénurie d’eau

Un quart du continent africain pourrait connaître de graves pénuries d’eau en raison d’une forte réduction des précipitations. La désertification gagnera du terrain au nord, à l’ouest et au sud du continent. Les pénuries devraient s’accentuer dans le sud et le sud-est de l’Europe.

 

Circulation océanique perturbée

La fonte massive des glaciers du Groenland entraîne un apport d’eau douce dans l’Atlantique Nord, qui pourrait, à terme, bloquer le Gulf Stream, ce courant marin chaud qui adoucit les températures hivernales en Europe du Nord. L’une des conséquences possibles serait un refroidissement sur l’Europe du Nord, avec de nombreux effets sur la faune et la flore marines et sur l’exploitation de l’Océan.

 

Santé publique

L’élévation des températures favorisera une augmentation des maladies infectieuses et parasitaires (paludisme, dengue, fièvre jaune). Les épidémies dont la propagation est facilitée par les moyens modernes de transport, risquent d’affecter des millions de personnes. Les risques de canicule (telle que celle vécue en Europe en 2003) seraient également multipliés.

 

Les biodiversités en péril

Plantes et animaux réagissent déjà au réchauffement. Les aires d’habitat changent. Certaines floraisons sont plus précoces… Selon certains scénarios, 1 million d’espèces pourraient disparaître d’ici 2050 du fait du réchauffement.

 

L’impact sur l’économie

Les pertes dues aux catastrophes naturelles ont totalisé près de 900 milliards de dollars au cours des 30 dernières années. Mais la fréquence de ces phénomènes s’accélère et les dommages annuels pourraient dépasser 150 millions de dollars si rien n’est fait pour infléchir les tendances actuelles.

A titre d’exemple, les ouragans qui se sont abattus sur la Louisiane et le golfe du Mexique en 2005 ont généré 120 millions de dollars de dégâts.

 

 

Agir pour protéger les générations futures « Faisons vite, ça chauffe »

Maîtriser l’énergie : trouver des solutions pour consommer mieux en dépensant moins. Rouler moins vite, éteindre les lumières inutiles, bien isoler son habitation, utiliser des équipements ménagers sobres en énergie ; chaque individu peut ainsi contribuer à réduire la consommation d’énergie. Une famille peut réduire sensiblement sa facture d’énergie en appliquant quelques règles simples, comme par exemple baisser le chauffage en hiver (19°C dans les pièces à vivre), prendre une douche plutôt qu’un bain, utiliser des lampes basse consommation, quatre fois moins gourmandes que les ampoules classiques… Dans l’industrie, l’amélioration des procédés de fabrication est une bonne voie pour économiser l’énergie. L’allègement des véhicules (nouveaux matériaux) et la recherche de nouvelles motorisations permettraient également de réduire les consommations. Bien entendu, laisser sa voiture au garage reste le meilleur moyen pour économiser du carburant !

 

Développer les énergies renouvelables : éolienne, solaire, hydraulique, géothermique, bimasse, ces sources d’énergie ne dégagent pas de gaz à effet de serre. Elles ne représentent aujourd’hui qu’environ 14% de la production énergétique mondiale (11% pour la biomasse). L’Union européenne s’est fixé comme objectif de porter à 21% la part des énergies renouvelables dans sa consommation totale d’électricité en 2010 contre 13% en 2000.

 

 

Lutter au niveau international et national

La lutte contre le changement climatique est un enjeu majeur du XXIe siècle confirmé par la XIe conférence des Nations unies sur le changement climatique (Montréal, décembre 2005). C’est une priorité de la France inscrite dans la loi du 19 février 2001 « tendant à conférer à la lutte contre l’effet de serre et à la prévention des risques liés au réchauffement climatique la qualité de priorité nationale ».

Le protocole de Kyoto signé en 1997 a pour objectif de contraindre les pays industrialisés à réduire leurs émissions de GES (CO2). L’accord prévoit pour la période 2008-2012 que les émissions de gaz à effet de serre régressent de 5,2% par rapport à l’année 1990. Suite à la ratification par la Russie fin 2004, le protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005.

 

La France s’est dotée en 2000 d’un programme national de lutte contre le changement climatique, devenu en 2004 « Plan Climat ». (http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=2551) Ce document regroupe des actions dans tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne des Français afin de stabiliser les émissions en 2010 à leur niveau de 1990, conformément à l’objectif spécifique de la France inscrit dans le protocole de Kyoto. A plus long terme, la France s’est fixé comme objectif de diviser par 4 ses émissions de GES d’ici 2050.

 

Chaque citoyen émet plus ou moins de CO2

Le saviez-vous ?

 

 

Testez vos connaissances

Répondez aux questions posées et devenez un écocitoyen en quotidien

  1. Ne pas trier ses déchets n’a aucune influence sur la protection de la planète.
  2. Préférer les produits jetables est un bon geste pour l’environnement.
  3. Il est préférable d’éteindre les appareils électriques au lieu de les laisser en veille.
  4. Si tous les citoyens achetaient des lampes basse tension, la consommation mondiale d’énergie baisserait sensiblement.
  5. Prendre une douche consomme plus d’eau que de prendre un bain.
  6. Une bonne isolation de mon logement me fait réaliser des économies d’énergie.
  7. Le chauffe-eau solaire et le chauffage au bois sont des moyens adaptés à la protection de l’environnement.
  8. Si on veut diminuer les émissions de CO2 dans l’atmosphère, il est préférable de se déplacer en voiture plutôt que d’utiliser les moyens de transports en commun.
  9. Une voiture qui roule à vitesse limitée émet moins de CO2 dans l’atmosphère.
  10. Le train participe plus que l’avion à l’élévation du taux de CO2 dans l’atmosphère.

 

1 Faux : Trier ses déchets aide au recyclage. 2. Faux : Il faut justement les éviter. 3. Vrai : Ce geste participe à l’économie d’énergie. 4. Vrai. 5. Faux : L’économie d’eau est aussi importante que l’économie d’énergie sur la planète. 6. Vrai : Cela évite de trop chauffer en hiver et de climatiser en été. 7. Vrai. 8. Faux. 9. Vrai : Environ 2,5 kg (de CO2) de moins aux 100 km pour une réduction de vitesse de 10 km/h. 10. Faux : C’est l’avion.

 

 

Faites votre calcul

1. Vous achetez de préférence des produits de saison, vous triez vos déchets et évitez les produits jetables  
Tout le temps = +0
            Quand j’y pense = +1         Jamais = +2

2. Parmi ces équipements : halogène, sèche-linge, lave-vaisselle, congélateur, vous en possédez :
Moins de deux = 0
              Deux = +1                        Trois au quatre = +2

3. Vous êtes plutôt :              Douche = +1                     Bain = +3

4. Votre logement est chauffé par : 
Fioul = +13
                       Gaz = +9                          Electricité = +6          Energie renouvelable = 0

5. Pour vous rendre au travail vous utilisez :    
Votre voiture, moto ou scooter (A/R) = +2 par tranche de 5 km

6. Pour vos courses ou vos loisirs, vous vous déplacez en voiture, moto, scooter :
Presque chaque jour = +3
           Une à deux fois par semaine = +1        Moins d’une fois par semaine = 0

7. Avez-vous voyagé en avion au cours des 12 derniers mois ? = +1 par heure de vol

 

20 à 33 ou plus : vous venez de découvrir votre profil climatique et ce n’est pas brillant. Mais vous n’êtes pas du genre à fuir vos responsabilités. Faites un pas de plus et commencez vos exercices de maîtrise d’énergie. Quelques gestes simples que vous trouverez à la suite de ce petit questionnaire. Foncez, vous avez plus de pouvoir que vous ne le pensez.

10 à 20 : écocitoyen, vous l’êtes déjà ! Vous êtes de ceux qui ont pris conscience que planète et CO2 ne font plus bon ménage. Renforcez cette tendance qui est la vôtre en affirmant davantage vos changements de comportements quotidiens. Quelques gestes de plus et vous obtiendrez de grands résultats.

2 à 10 : écocitoyen à part entière ! Vous êtes de ceux qui peuvent convaincre qu’un engagement quotidien et des gestes simples peut permettre de relever un grand défi.

 

 

Dix conseils simples pour réduire vos émissions de dioxyde de carbone

Changez d’ampoules : les lampes basse consommation utilisent 4 fois moins d’électricité que les ampoules à incandescence, réduisant d’autant les émissions de CO2.

Laissez votre voiture au garage : marchez, roulez à vélo, empruntez plus souvent les transports en commun. 1 km en voiture particulière = 154 g de CO2 dans l’atmosphère en moyenne.

Roulez moins vite et plus cool : rouler à 120 km/h au lieu de 130 km/h vous fait gagner 8€ sur 500 km.

Vérifiez vos pneus : des pneus sous gonflés, même de seulement 0.3 bar, c’est dangereux et ça consomme plus.

Recyclez davantage : en recyclant vos déchets, vous réduirez chaque année vos émissions de CO2.

Utilisez les produits jetables uniquement à bon escient : passons du mono-usage au durable, chaque fois que c’est possible.

Limitez votre consommation d’eau chaude : prendre une douche plutôt qu’un bain divise au minimum par deux la consommation d’eau. Laver à 20°C consomme 2 fois moins qu’un cycle à 40°C.

Chauffez-vous sans gaspiller : renforcer l’isolation thermique de votre logement et l’équiper d’une ventilation mécanique divise par 3 ou 4 le besoin de chauffage. Une chaudière régulièrement entretenue permet de baisser sa consommation de 8 à 12%, une chaudière « basse température » ou « à condensation » de 30 à 40% ; mettre en place un système de régulation ou de programmation, c’est encore 10% de gagné.

Eteignez vos appareils électriques : éteindre votre téléviseur, votre lecteur DVD, votre stéréo et votre ordinateur quand vous ne vous en servez pas fera baisser votre facture et votre impact sur l’environnement.

Sauvegardez les forêts : elles permettent d’absorber une grande quantité de CO2.

 

 

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